{"id":12,"date":"2016-01-13T23:31:57","date_gmt":"2016-01-13T22:31:57","guid":{"rendered":"http:\/\/atelalphi.fr\/?page_id=12"},"modified":"2022-09-27T18:18:36","modified_gmt":"2022-09-27T17:18:36","slug":"poesie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/poesie\/","title":{"rendered":"POESIE"},"content":{"rendered":"<h4 style=\"text-align: center;\">Culte occulte<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Dans la lymphe p\u00e2le et ensanglant\u00e9e qui coulait doucement de la lune au sein d\u2019une nuit glac\u00e9e que la plupart des bourgeois assis avaient fuie pour se r\u00e9fugier dans la moiteur douillette de leur logis, les arbres oscillaient sous les rafales r\u00e9guli\u00e8res du vent de la mer\u2026 Les longues et larges all\u00e9es du parc obscurcies par le passage de gros nuages noirs qui occultaient l\u2019astre mort s\u2019\u00e9clairaient des feux allum\u00e9s \u00e7\u00e0 et l\u00e0 par les miliciens charg\u00e9s de la surveillance des parcs et des palais\u2026 Cette nuit-l\u00e0, des odalisques nues d\u00e9fil\u00e8rent en silence le long des immenses parterres, leurs pieds faisant crisser les gravillons tandis qu\u2019elles portaient en terre les cadavres des \u00e9ph\u00e8bes sacrifi\u00e9s au dieu cach\u00e9. Couvertes de leur voile de soie bleue, elles psalmodiaient les odes sibyllines en l\u2019honneur de ce dieu sauvage et terrible qui hante depuis des mill\u00e9naires les abords du gouffre. Elles d\u00e9pos\u00e8rent les corps des jeunes gens pr\u00e8s des racines de l\u2019arbre des fleuves;\u00a0 et l\u2019on dit aujourd\u2019hui que leur sang f\u00e9conda les vall\u00e9es jusqu\u2019au grand oc\u00e9an\u00a0; et l\u2019on dit que leurs membres furent les frondaisons des grandes for\u00eats de l\u2019Ouest\u00a0;\u00a0 et l\u2019on dit que leurs yeux errent encore dans les lieux obscurs des labyrinthes de pierre entre les deux d\u00e9serts du Nord.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 De t\u00e9n\u00e9breux t\u00e9moins pr\u00e9tendirent que peu avant l\u2019aube, cette nuit-l\u00e0, une grosse limousine noire vint chercher la pr\u00eatresse du culte sacr\u00e9 pour la conduire en secret au haut-ch\u00e2teau du Prince\u00a0: on la vit quitter sa tani\u00e8re sacr\u00e9e, v\u00eatue d\u2019une longue cape mauve, sa grande chevelure rouge envelopp\u00e9e dans un voile de fils d\u2019or.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Quand la voiture avan\u00e7a doucement le long de la voie centrale du parc, les sept chiens d\u2019H\u00e9cate la suivaient en silence, comme s\u2019ils avaient gliss\u00e9 sur des rubans de brume.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 A l\u2019approche de l\u2019aube, les lourds piliers de marbre commenc\u00e8rent \u00e0 se dissoudre et le temple disparut pour ne laisser place qu\u2019\u00e0 une prairie et un petit lac. A peine entendait-on, dans les lointains, l\u2019\u00e9cho des aboiements des chiens perdus dans les landes et le hurlement d\u2019un agneau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Le haut-ch\u00e2teau apparut alors resplendissant dans les premiers rayons du soleil d\u2019\u00e9t\u00e9 et les mille reflets jaillissant des vitres de cristal parurent dissiper la brume. Bient\u00f4t la for\u00eat se mit \u00e0 bruire des f\u00e9brilit\u00e9s animales et de l\u2019ardeur des plantes. Puis, le galop d\u2019un cheval s\u2019amplifia jusqu\u2019\u00e0 devenir aussi assourdissant qu\u2019un orage\u00a0: c\u2019\u00e9tait le Prince qui passait au galop dans les gorges. Le prestigieux cavalier n\u2019\u00e9tait pas seul sur son noir coursier\u00a0: la vestale \u00e9tait blotti contre son ventre, les bras nou\u00e9s autour de sa taille\u00a0: on dit qu\u2019elle lui soufflait dans l\u2019oreille des po\u00e8mes d\u2019amour. Nul doute que le si\u00e8cle allait \u00eatre faste\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Cependant, en proie au harc\u00e8lement des mots dans son repaire, le po\u00e8te \u00e9vitait d\u2019\u00e9couter les plaintes du grand singe enferm\u00e9 en lui\u2026 en agitant sa grande plume ensanglant\u00e9e, il essayait d\u2019\u00e9venter les effluves naus\u00e9abonds d\u2019un borborygme malheureux, l\u2019\u00e2pre acret\u00e9 d\u2019un pet rebelle, le crissement d\u2019un scorpion assassin\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 La distraction cr\u00e9a une z\u00e9brure oblique, une rature informe au milieu du manuscrit. Mais nul ne lui en aurait tenu rigueur, lui qui avait si souvent enflamm\u00e9 le c\u0153ur des courtisans et des auditeurs libres, chez le contre-gouverneur, lui qui savait \u00e9mouvoir les femmes des tortionnaires, faire pleurer les cyborgs et faire disjoncter les m\u00e9canismes \u00e9lectriques des robots serveurs\u2026.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Il y avait aussi moi dans l\u2019espace de la fiction, d\u00e9tenteur d\u2019une fonction opposante limit\u00e9e mais redoutable\u00a0: un grain de sable dans la machine, un grain infime, mais propre \u00e0 briser les dents du monstre quand celui-ci infligeait sa puissante morsure aux chairs tendres des <em>enfants mous<\/em><a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>\u2026 Je sentais bien que j\u2019\u00e9tais, pour une raison qui demeurait myst\u00e9rieuse, une bombe \u00e0 retardement\u00a0: j\u2019\u00e9tais l\u2019envoy\u00e9 du m\u00e9ta-Pape et je devais nuire au Prince\u2026 sans savoir ni quand ni comment\u00a0: l\u2019ordre viendrait inopin\u00e9ment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 On pourrait songer, \u00e0 ce stade de la narration, \u00e0 la r\u00e9miniscence d\u2019un sage chinois qui aurait marqu\u00e9 l\u2019enfance du h\u00e9ros, mais le souvenir qu\u2019il en avait n\u2019aurait pas suffi \u00e0 nourrir son inspiration qui, d\u2019ailleurs, se faisait moins vivace, les ann\u00e9es passant\u2026 Le po\u00e8te \u00e9crivait sans sauvegarde, dangereusement. Et, pour reconstituer la gen\u00e8se de son oeuvre, les biographes-fouineurs auraient d\u00fb chercher du c\u00f4t\u00e9 de la philosophie grecque\u00a0: c\u2019\u00e9tait l\u00e0, en effet, que gisait une mine in\u00e9puisable de mod\u00e8les et d\u2019arch\u00e9types nourriciers pour le barde. Plusieurs hypoth\u00e8ses se seraient fait jour au cours d\u2019enqu\u00eates r\u00e9alis\u00e9es par les purs esprits du haut-vestibule\u2026 Aucune pourtant ne fut, ne sera ni ne serait valid\u00e9e\u2026 On resta, reste, restera dans l\u2019ignorance, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e du R\u00e9v\u00e9lateur \u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 C\u2019est justement ici que l\u2019on d\u00e9c\u00e8le l\u2019influence circonstancielle d\u2019une trame cin\u00e9matographique r\u00e9cemment prise en compte \u00e0 partir d\u2019un projet de cr\u00e9ation t\u00e9l\u00e9visuelle\u2026 Une pseudo-fiction inductrice\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Pourtant, la nuit m\u00eame, le r\u00eave de la pr\u00eatresse nue d\u00e9ambulant entre les bosquets d\u2019ifs revint hanter le po\u00e8te et troubler son sommeil cr\u00e9ateur. Il fallait qu\u2019il exprim\u00e2t cette crainte d\u2019une infiltration ou d\u2019une exfiltration des autres\u2026 La convulsion onirique devait bien correspondre \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9, celle de la main mise croissante du Culte Clandestin de la Cabale\u00a0 (le fameux CCC) sur les rouages de l\u2019\u00e9tat en vue de l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une th\u00e9ocratie fanatique\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Le Prince, trop fascin\u00e9 par l\u2019exquise volupt\u00e9 de la d\u00e9couverte du corps de son amante encore vierge, n\u2019en savait rien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Le narrateur non plus. Et moi, je ne suis que le r\u00eaveur\u2026<\/p>\n<h6 style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Jehanusacques d&rsquo;Harschm\u00fcll<\/h6>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> On appelle \u00ab\u00a0enfants mous\u00a0\u00bb les prog\u00e9nitures d\u00e9pourvues de carapace ext\u00e9rieure et qui, donc, n\u2019ont fait l\u2019objet d\u2019aucune intervention bionique ni de manipulations g\u00e9n\u00e9tiques.<\/p>\n<h1>Belle erre<\/h1>\n<p>Expansion des faiblesses sur le glacis des palabres<br \/>\nLes lames de jade sur des plan\u00e8tes oubli\u00e9es et cristallis\u00e9es<br \/>\nLes singes m\u00e9lodieux entrent dans l\u2019Histoire par des soupiraux d\u00e9fonc\u00e9s dans les murailles<br \/>\nRumeur des ports de combat quand les marins tanguent<br \/>\nAllant grand-erre de Strasbourg \u00e0 Recouvrance<br \/>\nLes croiseurs du pass\u00e9 hanteront encore longtemps ma base marine<br \/>\nBrest des nuages Brest des ponts Brest des canonnades Brest suspendu<br \/>\nLa salaison du poisson se fait toujours dans les courants d\u2019air frais<br \/>\nAu tournant des bordels grillag\u00e9s o\u00f9 les poules caqu\u00e8tent pour deux balles<br \/>\nLa modernit\u00e9 aura beau nous mordre le bulbe rachidien<br \/>\nLe pass\u00e9 aura toujours le go\u00fbt du vrai dans les entrailles de nos songes<br \/>\nEtoiles immenses et les feuilles \u00e0 la vol\u00e9e sur les falaises de gypse<br \/>\nLarmes de sir\u00e8nes \u00e9chevel\u00e9es fouett\u00e9es jusqu\u2019au sang par des barbares drogu\u00e9s \u00e0 l\u2019estime<br \/>\nCatalepsie voulue par les b\u00eates vou\u00e9es au mal<br \/>\nLe n\u00e9ant est un astre fou lanc\u00e9 \u00e0 toute allure vers le corps de la d\u00e9esse<br \/>\nEt son sexe de louve abrutie par les notes<br \/>\nCordes \u00e0 pendre des sourds<br \/>\nTu iras l\u00e0 o\u00f9 je te maudis le plus<br \/>\nAfin que les livres s\u2019embrasent d\u2019eux-m\u00eames sans qu\u2019ils soient jamais forc\u00e9s de le faire<br \/>\nUn docteur un peu sorcier f\u00e9ru d\u2019acad\u00e9mie et de maisons d\u2019arr\u00eat sur images entrait dans les rideaux \u00e0 la vitesse d\u2019une plume dans la temp\u00eate d\u2019\u00e9quinoxe<br \/>\nLes \u00e9traves enfl\u00e9es des trir\u00e8mes m\u00e9talliques et volantes emplirent soudain le cube colossal d\u2019une inexprimable conception<br \/>\nLa magie du verbe rendit l\u2019univers totalement abordable<br \/>\nOn put le r\u00e9sumer en quelques gestes nobles<br \/>\nAvec des sabres au bout des neurones et des haches en guise de pinceaux<br \/>\nLe corps galb\u00e9 de la violoniste engag\u00e9e dans son dire<br \/>\nL\u2019archet sous-tendu de grand amour et le sein gonfl\u00e9 de lait sonore<br \/>\nDes fleurs aussi surgiront dans mon antre<br \/>\nEt les formes \u00e9clatantes de lumi\u00e8re muette exprimeront<br \/>\nL\u2019exultation des muses<br \/>\nL\u2019exaltation des masses<br \/>\nL\u2019exhortation des moches \u00e0 changer d\u2019aspect<br \/>\nL\u2019extirpation du lucre<br \/>\nCommerce de trafiquants au fond des darses noires<br \/>\nL\u2019exfiltration des c\u0153urs purs vers l\u2019ailleurs<br \/>\nL\u2019extase enfin<br \/>\nPour rien<br \/>\nMugissement du navire<br \/>\nCris des promontoires<br \/>\nVent fort mer grosse<br \/>\nEt les mots au grand large<br \/>\nComme des nu\u00e9es d\u2019albatros<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Jean-Jacques Brouard<\/strong>, <em><strong>Graal amer<\/strong><\/em>, 2020<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00a9\u00a0\u00a0\u00a0 J.-J.B.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-150\" src=\"http:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/DSC_0030-300x199.jpg\" alt=\"DSC_0030\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/DSC_0030-300x199.jpg 300w, https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/DSC_0030-768x510.jpg 768w, https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/DSC_0030-1024x680.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<h1>Hors d\u2019atteinte<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 On a un faible pour une rebelle que le public occidental adule les soirs de brume dans des salles clandestines. L\u2019heure est aux censures, aux arrestations, aux meurtres politiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Revolvers, haches, couteaux, poisons\u00a0: on tue dans les rues sombres o\u00f9 r\u00f4dent les d\u00e9pouill\u00e9s et les contre-gueulards. Des m\u00e9duses volantes font r\u00e9gner leur loi dans les quartiers maritimes\u2026 Des marins trop confiants disparaissent au coin des rues du port, sans doute d\u00e9vor\u00e9s par de volumineux crustac\u00e9s de synth\u00e8se qu\u2019on entend baver sur l\u2019estran les nuits de brouillard. La plupart des gueux sont tu\u00e9s au travail\u00a0: on les ach\u00e8ve \u00e0 coups de s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es. Le r\u00eave met du temps \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer les esprits num\u00e9ris\u00e9s satur\u00e9s de fatigue. Pourtant, de lourdes suppositions encombrent la m\u00e9moire des acteurs sous-pay\u00e9s du quotidien. Ils ont le souvenir flou d\u2019un espace blanc, d\u2019un monde vert, d\u2019un \u00e2ge d\u2019or, celui d\u2019avant le sacre des empereurs du sens commun, des Sardanapales de l\u2019industrie, des Goebbels du Mondial Monopole. Ah, le monde est corrompu\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Ce pendant, on ne peut pas emp\u00eacher les pulsations du cosmos. Des milliards d\u2019\u00e9toiles scintillent sur le dos d\u2019une \u00e9norme d\u00e9esse allong\u00e9e sur les disques visqueux de la galaxie. Une plan\u00e8te gaz\u00e9ifi\u00e9e accepte en conformit\u00e9 avec la coutume de se liqu\u00e9fier pour la gloire du Grand Tout dans son ensemble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Les lacs d\u2019ombre baignent de leurs eaux lustrales les pieds odorants d\u2019un colosse min\u00e9ral \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la gloire des animaux divinis\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Ah, la toute-puissance de la pens\u00e9e\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Moi, \u00e9tendu sur le lit, nu, je m\u2019abandonne totalement \u00e0 mon imaginaire. J\u2019exorcise mon auto-censure. J\u2019envoie promener l\u2019instance de contr\u00f4le. Je neutralise les agents de l\u2019ennemi. Je sais que le sommeil va venir avec ses griffes de feu et sa gueule de gouffres, dragon lib\u00e9rateur, promesse de voyages, graine de r\u00e9volution\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Je suis libre, hors d\u2019atteinte !<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong> <strong>Jean-Jacques Brouard<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00a0\u00a0 \u00a9\u00a0\u00a0\u00a0 J.-J.B.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-145 aligncenter\" src=\"http:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200424_145618-300x225.jpg\" alt=\"IMG_20200424_145618\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200424_145618-300x225.jpg 300w, https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200424_145618-768x576.jpg 768w, https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200424_145618-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<h2><strong>La fin d\u2019une \u00e9poque<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">On subit soudain de plein fouet la virtualit\u00e9 des chocs entre les mondes de l\u2019interface noire. La technologie aveugle fige les consciences et paralyse l\u2019entendement. Le r\u00eave indirect, amen\u00e9 par la parole clandestine d\u2019esprits \u00e9trangers, favorise la lutte contre l\u2019entropique aphasie. Ainsi le silence n\u2019aura pas lieu.<br \/>\nLa nature ostentatoire et scandaleuse du jaillissement des paradoxes et de l\u2019avalanche des provocations permettent la purge des circuits d\u2019abstraction indispensable pour rendre la pens\u00e9e fluide et restaurer sa puissance conceptuelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le spectacle d\u2019une forme ind\u00e9cise et plurielle qui s\u2019extasie devant les \u00e9lucubrations d\u2019une sorte de bouffon absurde \u00e9lu par les partisans de l\u2019inanit\u00e9 fondamentale des projets s\u00e8me le doute dans l\u2019esprit de tous les gens dou\u00e9s de sens critique.<br \/>\nEn proie \u00e0 des d\u00e9sirs confus qui ne correspondent \u00e0 aucune pr\u00e9conisation des pouvoirs centraux, ils d\u00e9noncent les agissements pervers des vendeurs de poudre aux yeux et s\u2019abandonnent \u00e0 la privation, \u00e0 l\u2019incontinence et \u00e0 l\u2019asc\u00e8se. A la bonne heure\u00a0! On en avait assez de l\u2019abrutissement des esprits forts \u00e0 coups de conditionnements marchands. Les hommes libres \u00e9taient oblig\u00e9s de lire les \u0153uvres compl\u00e8tes des \u00e9conomistes corrompus, \u00e0 la solde des grands groupes et ne voyaient plus les grandes plaines \u00e0 l\u2019horizon. C\u2019est ainsi qu\u2019on tente de faire oublier aux peuples les valeurs fondatrices d\u2019une vraie d\u00e9mocratie et de repousser les cat\u00e9gories humaines opprim\u00e9es dans les replis visqueux de la nuit et du brouillard.<br \/>\nLes pouvoirs pervers ont toujours tendance \u00e0 broyer les cerveaux, \u00e0 extirper les organes du futur et \u00e0 moudre la chair dans des moulins de violence.<br \/>\nLes buses de l\u2019Histoire sont toujours gorg\u00e9es du sang, du pus et des sanies des assassinats, des guerres et des g\u00e9nocides. Haineux sont les Veilleurs qui s\u2019enivrent de poncifs sur les tours de guet\u00a0! Ha\u00efssables sont les tyrans qui s\u2019empiffrent de caviar, de nectar et d\u2019ambroisie\u00a0! Ignobles sont les chasseurs de philosophes et de po\u00e8tes qui attendent l\u2019ordre de la cur\u00e9e pour aller traquer les esprits libres au fonds des for\u00eats de l\u2019art et de la litt\u00e9rature et se repaissent du cadavre des \u0153uvres condamn\u00e9es\u00a0!<br \/>\nPeu \u00e0 peu l\u2019esprit \u00e9touffe sous les tapis \u00e9pais du Minotaure. L\u2019odeur putrescente des foules cupides et le remugle des cabines de contention rend l\u2019exercice de la puret\u00e9 impossible en milieu urbain.<br \/>\nIl faut nettoyer les \u00e9curies et br\u00fbler les palais et les temples. Nous, ombres d\u00e9viantes, avons besoin de l\u2019espace des rivages inhabit\u00e9s pour semer nos graines et surveiller nos plantations.<br \/>\nQue croyez-vous qui nous faisons pousser sur nos terres loin des villes\u00a0?<br \/>\nCe sont des textes sauvages\u00a0: gare \u00e0 vous, puissants de ce monde, la moisson du sens sera terrible\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00a0<\/strong> <strong>Jean-Jacques Brouard<\/strong><br \/>\n<strong> \u00a9 J.-J.B.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-147 aligncenter\" src=\"http:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200506_181428-1-225x300.jpg\" alt=\"IMG_20200506_181428\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200506_181428-1-225x300.jpg 225w, https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200506_181428-1-768x1024.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/p>\n<h2><strong>Lointains<\/strong><\/h2>\n<p>\u00c9mergence des vagues rabot\u00e9es par les souffles<\/p>\n<p>Nos corps d\u2019\u00e9corch\u00e9s jet\u00e9s p\u00eale-m\u00eale<br \/>\nSur les pistes oubli\u00e9es<br \/>\nPar le sable<\/p>\n<p>L\u2019Histoire a nou\u00e9 \u00e0 jamais nos voix tremblantes<\/p>\n<p>A la limite des terres submerg\u00e9es<br \/>\nComme s\u2019il s\u2019agissait de rappeler la valeur des faits<br \/>\nDe guerre<\/p>\n<p>Et les d\u00e9serts s\u2019embraseront \u00e0 la flamme du d\u00e9sir de l\u2019ailleurs<br \/>\nBr\u00fbleront du feu des conqu\u00e9rants<br \/>\nToute la harde au grand galop d\u2019erg en reg<br \/>\nLe sang pour seul breuvage<br \/>\nNulle eau bue<\/p>\n<p>Le monde vierge n\u2019est plus qu\u2019un souvenir<br \/>\nAujourd\u2019hui l\u2019univers\u00a0 clos est un \u00e9chiquier<br \/>\nEn trois dimensions<br \/>\nSous l\u2019\u0153il \u00e9ternel du guetteur<\/p>\n<p>Nous n\u2019avons plus que la libert\u00e9 du vent<br \/>\nQuand il d\u00e9ferle sur l\u2019altiplano<\/p>\n<p>Mais tous les grimoires ont \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9s<br \/>\nLes manuscrits saccag\u00e9s<br \/>\nLes statues bris\u00e9es<\/p>\n<p>L\u2019esprit malade a tout asservi \u00e0 son d\u00e9lire<br \/>\nHant\u00e9 par le spectre de sa faiblesse<br \/>\nIl a invent\u00e9 un principe tout-puissant<br \/>\nIncarnation de son d\u00e9sir<br \/>\nPantin de son fantasme<\/p>\n<p>Au fond des crat\u00e8res l\u2019\u00e9lixir du pass\u00e9\u2026 la quintessence du savoir<br \/>\nL\u00e9gu\u00e9s par nos p\u00e8res et les anciens dieux sages mortels<\/p>\n<p>Saupoudr\u00e9 du cristal de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re<br \/>\nM\u00fbri \u00e0 l\u2019azur sid\u00e9ral<br \/>\nPaupi\u00e8re baiss\u00e9e<br \/>\nUn \u00e9talon de braise fouette la lumi\u00e8re<br \/>\nSur les steppes du futur<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <strong>Jean-Jacques Brouard<\/strong>\u00a0\u00a0 \u00a9 J.-J. B.\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-148 aligncenter\" src=\"http:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200928_131959-300x225.jpg\" alt=\"IMG_20200928_131959\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200928_131959-300x225.jpg 300w, https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200928_131959-768x576.jpg 768w, https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200928_131959-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>Orgie picturale<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Le saltimbanque tortur\u00e9 se d\u00e9fait de ses oripeaux d\u2019acier et entre en transe dans le p\u00e9ristyle obscur d\u2019un temple exotique o\u00f9 des guerriers capara\u00e7onn\u00e9s attendent l\u2019irruption dans l\u2019univers r\u00e9el d\u2019un dieu imagin\u00e9 par un proph\u00e8te descendu des cimes. Et pourtant, rien n\u2019est vrai, tout est factice. Ce sont les nouveaux jeux du cirque : des entit\u00e9s commerciales ont donn\u00e9 de l\u2019or pour le potlatch. Toute une industrie a corrompu le littoral !<br \/>\nOn note la d\u00e9mesure du tableau peint par un nain d\u00e9moniaque dont la main \u00e9norme a d\u00e9pos\u00e9 sur la toile les \u00e9cailles de peau s\u00e8che des reptiles sacrifi\u00e9s. La manipulation \u00e9trange des couleurs par le nabot visionnaire a abouti \u00e0 la naissance d\u2019un chef-d\u2019\u0153uvre qui serait, dit-on en haut-lieu, en mesure de r\u00e9volutionner l\u2019art moderne jusque dans les profondeurs insoup\u00e7onn\u00e9es des capitales d\u2019Occident ou d\u2019Asie\u2026<br \/>\nD\u2019une m\u00e9galopole nordique, l\u2019architecte nu expose sa th\u00e9orie de l\u2019urbanisme chaotique, pr\u00f4ne l\u2019orthodoxie du fatras, le culte de l\u2019al\u00e9a et la liturgie de l\u2019\u0153uvre gratuite\u2026 &#8211; C\u2019est Babel-One et sa splendeur baroque\u2026 &#8211; c\u2019est du haut d\u2019un sanctuaire des arts nobles qu\u2019il jette son d\u00e9volu sur les cit\u00e9s du monde et sur la vestale aux yeux turquoise, lascive et charmante, un corps de licorne dans l\u2019aura de Kali, la voix profonde de l\u2019impensable. Le po\u00e8te inimagin\u00e9 r\u00f4de, le sexe d\u2019encre, et soumet les odalisques aux caprices de son \u00e2me noire \u2013 les juges d\u2019esth\u00e9tique, les charognards des livres, les \u00e9ventreurs des belles \u0153uvres inconnues, les d\u00e9peceurs d\u2019artistes anonymes, les d\u00e9voreurs de peintres maudits, tous l\u2019envient et l\u2019abhorrent\u2026<br \/>\nPour finir, livr\u00e9 au Minotaure de la modernit\u00e9, le cr\u00e9ateur, frustr\u00e9 dans son \u00e9lan vital \u00e0 cause de la lourdeur des censeurs officiels de la Nation, hurle sous les coups de massue de l\u2019art officiel et saigne de toute sa s\u00e9pia sur la virginit\u00e9 de nos imaginaires.<br \/>\nIl y aura toujours, dans l\u2019\u0153uvre d\u2019art \u00e0 venir, le paradoxe de l\u2019Ancien et du Nouveau, mais l\u2019Art sera vivant du sang des oiseaux immol\u00e9s : une re-cr\u00e9ation d\u00e9pourvue d\u2019intervention, mais soumise \u00e0 la tension de nos monstres int\u00e9rieurs\u2026 Une ode \u00e0 l\u2019antidote de la niaiserie !\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <strong>Sosyniod<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-144 aligncenter\" src=\"http:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200424_145630-300x225.jpg\" alt=\"IMG_20200424_145630\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200424_145630-300x225.jpg 300w, https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200424_145630-768x576.jpg 768w, https:\/\/atelalphi.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/IMG_20200424_145630-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Culte occulte \u00a0\u00a0 Dans la lymphe p\u00e2le et ensanglant\u00e9e qui coulait doucement de la lune au sein d\u2019une nuit glac\u00e9e que la plupart des bourgeois assis avaient fuie pour se r\u00e9fugier dans la moiteur douillette de leur logis, les arbres oscillaient sous les rafales r\u00e9guli\u00e8res du vent de la mer\u2026 Les longues et larges all\u00e9es &hellip; <a href=\"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/poesie\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">POESIE<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-12","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":217,"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12\/revisions\/217"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}