{"id":200,"date":"2022-09-24T18:00:48","date_gmt":"2022-09-24T17:00:48","guid":{"rendered":"http:\/\/atelalphi.fr\/?p=200"},"modified":"2022-09-24T18:00:48","modified_gmt":"2022-09-24T17:00:48","slug":"la-quete-dun-sens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/2022\/09\/24\/la-quete-dun-sens\/","title":{"rendered":"La qu\u00eate d\u2019un sens"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\"><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Le long du littoral inhospitalier, quelques villas trapues encastr\u00e9es dans des tumuli s\u2019\u00e9gr\u00e8nent entre les bosquets de pins et les buissons de gen\u00eats ou d\u2019ajoncs. On est frapp\u00e9 par le d\u00e9coupage compliqu\u00e9 de la c\u00f4te rocheuse avec ses pointes et ses criques. Au bout des longs caps qui s\u2019avancent dans la mer, soumis \u00e0 la puissance destructrice des vents dominants, toute pr\u00e9sence humaine cesse. Le sentier longe d\u2019abord l\u2019estran \u00e0 deux m\u00e8tres en moyenne au-dessus du niveau de la mer la plus haute, se perdant parfois dans la v\u00e9g\u00e9tation touffue, mais la plupart du temps il surplombe les dentelles noires des r\u00e9cifs ou les bandes p\u00e2les de sable entass\u00e9es au fond des baies courtes et courbes\u2026 Puis, se r\u00e9tr\u00e9cissant, il s\u2019\u00e9l\u00e8ve peu \u00e0 peu \u00e0 flanc de falaise jusqu\u2019\u00e0 une altitude de deux cents m\u00e8tres. La plupart des gens ne vont pas jusqu\u2019au sommet, \u00e0 cause du vertige.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 En bas, c\u2019est une promenade pour les amateurs qui se contentent de fl\u00e2ner le long du rivage. Le sentier du haut, au contraire, est le domaine des randonneurs exp\u00e9riment\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Ce soir-l\u00e0, un homme avance d\u2019un pas r\u00e9gulier et vif, dans un noble \u00e9lan. On sent chez lui une volont\u00e9 d\u2019arriver quelque part en un temps donn\u00e9 et peut-\u00eatre d\u2019en revenir, mais cela reste un myst\u00e8re, sauf pour l\u2019auteur, je veux dire l\u2019auteur de ses jours\u2026 son\u2026 cr\u00e9ateur. Enfin, la finalit\u00e9 du r\u00e9cit que vous \u00eates en train de lire n\u2019est pas de savoir si un dieu existe, mais de suivre un promeneur dynamique dans l\u2019exercice de son activit\u00e9 en milieu hostile. Le choix de cet individu en particulier n\u2019est pas al\u00e9atoire, mais stochastique\u00a0:\u00a0 cet individu est li\u00e9 \u00e0 ma propre existence en tant qu\u2019auteur et narrateur. Cet arpenteur de c\u00f4te atlantique est le \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb qui est un autre\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0 A ce stade de la narration, je crois pouvoir recommencer le projet d\u2019une autre mani\u00e8re en changeant le statut du narrateur\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0 Ignorant maintenant tout de ma propre exp\u00e9rience, j\u2019imagine un homme qui m\u2019est totalement inconnu et qui part de chez lui vers trois heures de l\u2019apr\u00e8s-mid sans rien dire \u00e0 personne. Dans son coffre de voiture, nul ne sait ce qu\u2019il a mis avant de partir car l\u2019automobile \u00e9tait parqu\u00e9e dans le garage et le niveau de surveillance du quartier o\u00f9 r\u00e9side ce personnage ne permet pas de savoir ce que font la plupart des gens \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leur logement, m\u00eame si les cam\u00e9ras quadrillent toutes les rues de la m\u00e9galopole. Mais je m\u2019\u00e9loigne de mon histoire, enfin celle que je vais raconter\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0 Pendant que je tenais des propos sur la politique de surveillance des milieux urbains occidentaux, mon randonneur est d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9 sur les lieux de ses exploits\u00a0;\u00a0 car c\u2019est un randonneur, on le voit bien maintenant qu\u2019il a enfil\u00e9 ses godillots rouges et jaunes en toile synth\u00e9tique d\u2019une marque c\u00e9l\u00e8bre bien connue, qu\u2019il a endoss\u00e9 un sac \u00e0 bandouli\u00e8res et qu\u2019il s\u2019est empar\u00e9 d\u2019un b\u00e2tonnet de marche escamotable. Son cr\u00e2ne presque chauve au sinciput est coiff\u00e9 d\u2019un chapeau mou en toile de couleur cr\u00e8me qui ressemble \u00e0 un borsalino \u00e0 bords rabattus. Il ressemble \u00e0 un h\u00e9ros de BD ou bien \u00e0 Indiana Jones, le h\u00e9ros des films d\u2019aventure yankees. S\u2019il se l\u2019entendait dire, il n\u2019aimerait pas cette comparaison, lui qui pr\u00e9tend \u00eatre original jusqu\u2019au bout des doigts, qui se targue d\u2019un anticonformisme h\u00e9rit\u00e9 d\u2019une sorte d\u2019aristocratie de l\u2019esprit qui l\u2019affilie aux grands \u00e9crivains de ce monde avec lesquels il entretient des relations r\u00e9guli\u00e8res par le biais des \u0153uvres qu\u2019ils ont produites.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Il avance en suivant le sentier que nous avons d\u00e9crit plus haut sans savoir que ses pas sont compt\u00e9s, compt\u00e9s par un regard qui le surveille de pr\u00e8s gr\u00e2ce \u00e0 un drone financ\u00e9 par la NSA car le quidam est un agent d\u2019une puissance \u00e9trang\u00e8re dont la mission est de faire exploser, quelques jours plus tard, un grand centre politique dans une capitale europ\u00e9enne. Le regard qui l\u2019espionne est celui d\u2019une jeune dipl\u00f4m\u00e9e de l\u2019\u00e9cole de cryptographie de l\u2019Ouest\u00a0 (Western School of Cryptography) qui op\u00e8re d\u2019un bunker situ\u00e9 \u00e0 Los Angeles, non loin des studios Universal\u2026 Or, malgr\u00e9 l\u2019aust\u00e8re rigueur des exigences de cet enseignement et l\u2019extr\u00eame difficult\u00e9 de l\u2019examen d\u2019embauche, la jeune femme n\u2019est pas sans faiblesse et, en l\u2019occurrence, elle ne peut rester longtemps objective. La raison en est l\u2019apparence du type observ\u00e9 qui est singuli\u00e8re, pour elle en tout cas\u2026 L\u2019erreur des services secrets mondiaux est de penser que m\u00eame les hommes ou les femmes peuvent appliquer des mod\u00e8les parfaits qu\u2019ils ont cr\u00e9\u00e9s. Or, l\u2019homme\/la femme ne peut rien cr\u00e9er de parfait et m\u00eame quand certains hommes \/ certaines femmes parviennent \u00e0 engendrer des syst\u00e8mes pr\u00e9sent\u00e9s comme rigoureusement inattaquables, les ex\u00e9cutants introduisent dans le syst\u00e8me leur subjectivit\u00e9 et enrayent le processus qui n\u2019a, alors, plus rien de scientifique, plus rien de fiable\u2026 Pour en revenir \u00e0 la jeune cryptoanalyste, elle est d\u2019abord sensible au charme du quinquag\u00e9naire endurci qui a chauss\u00e9 les godillots rouges et jaunes pour arpenter les pentes des contreforts de la cha\u00eene c\u00f4ti\u00e8re. Puis, le hasard fait passer dans l\u2019objectif de la cam\u00e9ra embarqu\u00e9e un jeune homme au menton carr\u00e9, d\u2019allure athl\u00e9tique, qui court \u00e0 demi-nu le long du sentier, r\u00e9v\u00e9lant ainsi sa musculature remarquable et la couleur ambr\u00e9e d\u2019une peau assez velue pour qu\u2019on veuille la toucher un peu pour \u00e9prouver une sensation agr\u00e9able. Sans trop lutter, l\u2019agent de la NSA dirige le drone vers le bel apollon littoral, oubliant l\u2019espion international charg\u00e9 d\u2019attentat, espion qui profite de cette distraction de l\u2019ennemi pour prendre la poudre d\u2019ecampette et dispara\u00eetre incognito dans les fourr\u00e9s de la lande, tr\u00e8s touffus \u00e0 cet endroit. Quand le beau type torse nu dispara\u00eet lui aussi dans l\u2019entr\u00e9e d\u2019un h\u00f4tel trois \u00e9toiles avec vue sur mer, la belle observatrice ne sait plus o\u00f9 donner du drone\u00a0: le vieux randonneur reste introuvable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Si c\u2019\u00e9tait moi, je dirai que j\u2019ai eu de la chance et du nez. Le drone, je l\u2019avais rep\u00e9r\u00e9 d\u00e8s son envol, \u00e0 cause du l\u00e9ger bourdonnement et de l\u2019\u00e9clat du soleil sur la lentille du viseur. Le croisement du quidam attirant a \u00e9t\u00e9 une aubaine. J\u2019ai pu retourner par des chemins d\u00e9tourn\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 mon chez-moi transitoire o\u00f9, dans la p\u00e9nombre de ma chambre, je me suis grim\u00e9, maquill\u00e9, chang\u00e9, tondu, \u00e9pil\u00e9, transform\u00e9. J\u2019ai rajeuni de dix ans, chang\u00e9 d\u2019apparence et de sexe\u00a0: nul ne peut me reconna\u00eetre, m\u00eame s\u2019il m\u2019a d\u00e9j\u00e0 connu. D\u2019\u00e0 peine reconnaissable, je suis devenu m\u00e9connaissable. Et me voil\u00e0 bient\u00f4t dans le train en direction de l\u2019Est-Centre. J\u2019ai lou\u00e9 un caisson d\u2019isolement, en raison de l\u2019atmosph\u00e8re impure de cette saison post-pand\u00e9mique. C\u2019est par un hublot ellipso\u00efdal que je peux admirer les paysages de la province orientale avant de passer la pseudo-fronti\u00e8re qui me fera d\u00e9boucher dans les vignes du B\u00f6se-Schwitzenberg et une bouteille de vendanges tardives dans la pension de montagne o\u00f9 j\u2019ai lou\u00e9 une chambre qui donne directement sur les cimes du Gr\u00fcnenberg.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Mais, \u00e0 peine ai-je ing\u00e9r\u00e9 deux verres de cet excellent vin blanc que le sommeil me gagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 A mon r\u00e9veil, je me retrouve \u00e0 mon point de d\u00e9part. Le plus \u00e9trange est que je suis allong\u00e9, dans l\u2019ombre des rideaux tir\u00e9s, tout habill\u00e9 sur mon lit, chaussures de randonn\u00e9e aux pieds. Je tiens toujours mon b\u00e2ton de marche \u00e0 la main. Qu\u2019est-il advenu de mon d\u00e9guisement de femme d\u2019affaires\u00a0? Tr\u00e8s irrit\u00e9, je jette le b\u00e2ton au fond de la chambre et je me rue vers la fen\u00eatre. En passant devant le miroir de l\u2019armoire, je constate que je suis ficel\u00e9 dans des culottes de peau \u00e0 lani\u00e8res, dans la pure tradition locale de ces montagnes gothiques. J\u2019\u00e9carte les rideaux, j\u2019ouvre la fen\u00eatre\u2026 Ce n\u2019est pas la mer du Nord que je vois, mais le lac de Flabensee dans les eaux duquel se mirent les sommets du Gr\u00fcnenberg. Ouf\u00a0!\u00a0 J\u2019ai donc bien fait le voyage\u2026 mais cela ne me rassure gu\u00e8re car, d\u00e8s lors, cela signifie que des gens m\u2019ont suivi, rep\u00e9r\u00e9, drogu\u00e9, d\u00e9grim\u00e9\u2026 Ma pr\u00e9sence dans la bourgade teutone n\u2019a donc plus rien de clandestin. Et je le v\u00e9rifie aussit\u00f4t en apercevant un drone au-dessus du clocher de l\u2019\u00e9glise\u00a0! Je n\u2019ai pas d\u2019autre choix que de faire appel \u00e0 des renforts. Pour ce faire, j\u2019utilise le canal habituel\u00a0: la t\u00e9l\u00e9pathie. Al\u00e9atoire, certes, mais redoutablement efficace quand cela fonctionne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Il ne me reste plus qu\u2019\u00e0 attendre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Je tue le temps en lisant un roman de Fr\u00e9dric Brown qui \u00e9tait sur l\u2019\u00e9tag\u00e8re de la chambre et dont le titre est <em>Paradoxe<\/em> <em>perdu<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Quatre heures plus tard, on frappe. C\u2019est un des auxiliaires du service qui m\u2019apporte un brouilleur int\u00e9gral\u00a0:\u00a0 apr\u00e8s les mises au point d\u2019usage, je m\u2019efface et me transborde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Je me mat\u00e9rialise \u00e0 M. sur le quai de l\u2019a\u00e9rogare. Je vais chercher la valise \u00e0 la consigne. Je prends un taxi jusqu\u2019au Palais des Congr\u00e8s Mondiaux. J\u2019y d\u00e9pose la valise et je m\u2019\u00e9loigne. Un quart d\u2019heure plus tard, tout vole en \u00e9clats\u00a0: un vacarme \u00e9pouvantable et une onde de choc qui d\u00e9r\u00e8gle mon brouilleur. Je suis diss\u00e9min\u00e9\u00a0: il va en falloir du temps pour me recomposer correctement\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 On ne saura jamais assez gloser sur les pouvoirs de l\u2019imagination. Le quinquag\u00e9naire marcheur qui gravissait le flanc de la montagne c\u00f4ti\u00e8re a d\u00e9sormais atteint le sommet. De l\u00e0, il peut apercevoir tout en bas au niveau de la mer le petit h\u00f4tel perch\u00e9 sur le promontoire dans lequel il est descendu. Par contre, il a beau fouiller le ciel\u00a0: point de drone. Comme il cherche dans sa poche de gilet les jumelles de marche, il se rend compte qu\u2019il est v\u00eatu d\u2019une robe de taffetas bleue. Certes, il a bien des rangers aux pieds, mais il est habill\u00e9 en femme par-dessus une culotte de peau qui le fait horriblement transpirer\u2026 Il finit par trouver les jumelles au fond d\u2019un sac \u00e0 main \u00e0 dos qu\u2019il portait sur le ventre\u2026 A l\u2019horizon \u2013 est-ce possible\u00a0? \u2013 la ligne de cr\u00eate \u00e9vanescente du Gr\u00fcnenberg derri\u00e8re laquelle s\u2019\u00e9l\u00e8ve lentement un gigantesque panache de fum\u00e9e noire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 La mont\u00e9e d\u2019une certaine angoisse le force \u00e0 s\u2019asseoir sur un rocher sph\u00e9rique. Il a le gosier sec et, au moment o\u00f9 il saisit sa gourde, un jeune homme au menton carr\u00e9 athl\u00e9tique surgit au d\u00e9tour du sentier au pas de course et passe devant lui \u00e0 bonne allure. Il est suivi \u00e0 quelque distance par une jeune femme blonde au buste consistant sous un T-Shirt o\u00f9 l\u2019on peut lire \u00ab\u00a0WSC\u00a0\u00bb. Elle semble \u00e9tonn\u00e9e de le voir l\u00e0, s\u2019arr\u00eate net, d\u00e9gaine son silencieux et l\u2019abat comme un chien\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Je me suis assoupi sur ce rocher. La fatigue de l\u2019ascension, sans doute\u2026 Il fait presque nuit. Terrible douleur dans la poitrine, comme si l\u2019on m\u2019avait transperc\u00e9 la cage thoracique. Ai-je r\u00eav\u00e9\u00a0? Peut-\u00eatre\u2026mais j\u2019ai toujours cette robe sur moi. La culotte de peau, non\u2026 Dans le cr\u00e9puscule, j\u2019aper\u00e7ois en bas la superficie cruciforme du Flabensee et les lumi\u00e8res jaun\u00e2tres du village de Plf\u00f6n. J\u2019en d\u00e9duis que je suis sur l\u2019un des contreforts du Gr\u00fcnenberg. Je ne sais plus o\u00f9 je suis, o\u00f9 j\u2019en suis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 Je me h\u00e2te de rejoindre la pension H\u00f6derer. J\u2019ai la chance d\u2019atteindre ma chambre sans croiser personne. Je me change prestement et je descends prendre un verre au bar. Je m\u2019enquiers des nouvelles du jour\u00a0: aucune catastrophe, aucun attentat, mais \u2013 me dit le barman \u2013 \u00ab\u00a0\u2026une jeune Am\u00e9ricaine a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e morte au bord du lac,\u2026 tu\u00e9e d\u2019une balle en plein front,\u2026 un meurtre de sang-froid, d\u2019apr\u00e8s la police\u2026\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0C\u2019est rare par ici\u00a0\u00bb ajoute un client.<br \/>\nO\u00f9 va-t-on\u00a0?<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><br \/>\nO\u00f9 allons-nous\u00a0?<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a><br \/>\nO\u00f9 cela va-t-il\u00a0? <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Le personnage et le narrateur<br \/>\n<a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> L\u2019auteur<br \/>\n<a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> L\u2019\u00e9diteur<\/p>\n<h6 style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <strong>Paul-Mathias Constanti \u00a9 Editions JJB<\/strong><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0 Le long du littoral inhospitalier, quelques villas trapues encastr\u00e9es dans des tumuli s\u2019\u00e9gr\u00e8nent entre les bosquets de pins et les buissons de gen\u00eats ou d\u2019ajoncs. On est frapp\u00e9 par le d\u00e9coupage compliqu\u00e9 de la c\u00f4te rocheuse avec ses pointes et ses criques. Au bout des longs caps qui s\u2019avancent dans la mer, soumis \u00e0 &hellip; <a href=\"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/2022\/09\/24\/la-quete-dun-sens\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">La qu\u00eate d\u2019un sens<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[7],"class_list":["post-200","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-textes-et-recits","tag-textes-et-recits"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/200","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=200"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/200\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":201,"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/200\/revisions\/201"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=200"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=200"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/atelalphi.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=200"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}